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19 mai, 09:30
Vaulx-en-Velin

Journée d'étude

Domaine d'étude PHAS - Paysages Habités : architectures en situation - Ici et ailleurs en EUROPE

ENSAL

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Présentation

Le domaine d’études de Master PHAS - Paysages Habités et architecture en situation organise une journée d’étude le 19 mai 2022, dans l’amphithéâtre de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon, sur la thématique suivante : “Utopie en situation : l’idéal à l’épreuve du réel”. L’ambition de cette journée est ainsi de favoriser le croisement des différents regards et disciplines, pour constituer une connaissance  commune sur un sujet actuel, qui nous interroge en tant que futur.e.s professionnel.le.s. Au-delà des questionnements sociaux liés à un monde en mutation, c’est bien le rôle et la position que l’architecte peut et/ou doit prendre qui est remise en jeu.

 

Appel à contribution

Comment penser l'utopie ? 
1
Comment construire grâce à l'utopie ? 
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Le deuxième axe permettra d’analyser la conception du projet en passant par l’utopie et l’acte créatif qui en découle. L’utopie sort de l’ensemble imaginaire et arrive dans celui du réel. Cette traversée est marquée par un essoufflement de l’idéal, car elle doit alors composer avec les contraintes du réel : la société, l’économie, la politique, les mœurs… L’utopie devient un outil de débat, vecteur de créativité et permettant d’expérimenter. Si selon Theodore Monod « l’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalisé », cette dernière est une matière constituante du projet. Tandis qu'à l’époque du Corbusier, elle était sociale, on peut se questionner sur la notion d’utopie aujourd’hui : est-elle individuelle ou collective ? Si l’on recherche l’utopie, il semble presque certain qu’on ne l’atteindra pas, mais elle permet de motiver et de donner les critères d’un projet le plus idéal possible, d’une construction à atteindre. De plus, l’utopie, qui par définition reste au stade de l’imagination, peut permettre d’expérimenter de nouvelles manières de concevoir ou de réaliser, elle n’a pas peur de l’échec et mène parfois à des découvertes qui n'auraient pas eu lieu en subsistant dans un cadre trop réel. Comment fonder les bases du réel depuis des pensées utopiques ? Tel le familistère de Guise, un établissement où plusieurs familles vivent ensemble en communauté, souhaité par Jean-Baptiste André Godin, et inspiré du phalanstère de Charles Fournier, quelle utopie pouvons-nous bâtir aujourd’hui ? Une utopie peut-elle être édifiée sur une architecture existante ? L’utopie inclut-elle forcément quelque chose de nouveau, un édifice neuf ?

Comment vivre après l'utopie ? 
3

Si l’utopie sert à avancer, on tente d’atteindre celle-ci à travers le processus et la démarche de création et de construction, mais nous nous demandons ici, qu’en est-il du vécu ? Alors que nous vivons dans une période de crise avec des projets à réaliser dans l’urgence, on constate que l’utopie paraît temporelle, c’est-à-dire qu’elle semblerait propre à une époque précise. C’est par exemple le cas des gratte-ciel nés dans les années 1880 des réflexions de L’École de Chicago. Aujourd’hui, ces gratte-ciel sont bien plus petits que certaines de nos constructions actuelles, nous avons surpassé cette utopie. Effectivement, la société et notre façon de penser sont bien le reflet d’un contexte en perpétuelle évolution, dont les priorités et les moyens d’agir diffèrent. Aujourd’hui, les problématiques sont différentes de celles du siècle dernier. Nous réfléchissons par exemple à notre impact environnemental, en pensant les écoquartiers ou encore des matérialités plus proches de la nature telle que le pisé. Nos utopies changent. Il est donc intéressant de se questionner, à travers ce dernier axe, sur la réalité de l’utopie imaginée. Comment sont perçus ces projets qui se voulaient utopiques, tels que les unités d’habitation de Le Corbusier ? Comment ont-ils traversé le temps ? Répondent-ils toujours à une certaine utopie ? Leur pratique est-elle encore nécessaire et/ou adaptée à nos besoins ? Comment pouvons-nous modifier des projets historiquement utopiques pour les rattacher à une utopie d’actualité ?

Cet axe a pour vocation de déterminer comment l’utopie sert d’appui pour développer la pensée architecturale et éventuellement si, à l’inverse, les architectures concrètes ou théoriques qu’on peut aborder aujourd’hui servent les utopies des architectes actuels et à venir. L’être humain ne pourrait vivre sans désirer quelque chose qu’il n’a pas, c’est ce qui le caractérise selon Schopenhauer. L’imaginaire et le désir permettent la conception de projets à long terme. C’est peut-être le constat négatif de la réalité qui pousse l’être humain à penser un imaginaire social. Tony Garnier dessine une cité industrielle “sans réalité” en 1899, dans laquelle toutes les matières premières seraient accessibles à proximité et qu’il existerait une force naturelle susceptible d’être utilisée pour le travail. Avec ce projet, Garnier utilise le passé pour ouvrir tous les champs des possibles sur le futur. On retrouve aussi le travail d’Archigram, ​​groupe d’architectes britanniques qui revendiquent une architecture de réseaux où la mobilité des Hommes, des choses et des objets construits est presque absolue. À travers ces exemples, on discerne le pouvoir que “l’acte de penser un modèle” offre aux humains. C’est un outil de conception comme un autre, une matière constituante d’un projet au service de celui-ci, l'utopie permettrait de fixer un objectif de donner un cadre à la recherche de projet. On peut aussi se demander dans quels contextes sociaux ces utopies sont imaginées ? Sur quels constats s’appuient-elles ? Que révèlent-ils des époques où ils ont été établis ?

 

Programme

Accueil des participant.e.s et du public
09:30 - 09:45
09:45 - 10:00
Ouverture de la journée d'étude et présentation des invité.e.s
AXE 1 : comment penser l'utopie ? 
10:00 - 10:15
Introduction et présentation de l'axe 1 
10:15 - 10:30
Intervention de Laure Mayoud
10:30- 12:00
Table ronde n°1 
Vers un monde égalitaire? par Marine Giraudon
L'urgence: une force pensante par Lucie Houdouin
Les utopies marines, solution pour l'occupation des fronts de mer ? par Ema-Blue Trocello
Quels visages, tendances pour la pensée utopique du XXIè siècle par Lilian Perrin
12:00 - 12:15
Conclusion de l'axe 1 par les intervenants et Laure Mayoud
12:15 - 13:00
Pause déjeuner
AXE 2 : comment construire grâce l'utopie ? 
13:00 - 13:15
Introduction et présentation de l'axe 2
13:15 - 13:30
Intervention de Sara Viricel 
13:30- 15:00
Table ronde n°2
Utopies urbaines contemporaines: la représentation au service de la promotion immobilière par Zoé Sache
Thèses biorégionalistes et utopies: construction d'un outils de conception du monde par Chloé Leroy
L'utopie architecturale pour concevoir l'habitat hybride par Malaury Monnier
L’utopie comme outil pour le renouveau rural par Eugénie Nodot
15:00 - 15:15
Conclusion de l'axe 2 par les intervenants et Sara Viricel
15:15 - 15:30
Pause 
AXE 3 : comment vivre après  l'utopie ? 
15:30 - 15:45
Introduction et présentation de l'axe 3
15:45 - 16:00
Intervention de Tien Hwang
16:00- 17:30
Table ronde n°3
Écoquartier : modèle de la ville de demain ? par Jeanne Barriquand et Adrien Leveille
Les traces d'une utopie passée, support d'utopies à venir par Carla Gindro
Stations de ski: une utopie devenue dystopie? Retour sur une utopie réalisée par Titouan Marchal
L'utopie est-elle vouée à l'échec ? par Eva Grosclaude et Justine Leblanc
Les centres commerciaux périphériques : quel sens pour ces simulacres de ville? par Charlotte Vincent
17:30 - 17:45
Conclusion de l'axe 3 par les intervenants et Tien Hwang
Conférence 
17:45- 19:30
Conférence et questions-réponses de Chris Younès 
 

Intervenants

 

Localisation

01.
En transport en commun
arrêt Vaulx HDV Campus depuis la ligne C3 ou le C8
arrêt ENTPE - École d'Architecture depuis la ligne 57

 
02.
En voiture
parking du campus ENTPE-ENSAL
 
02.
En vélo
parking du campus ENTPE-ENSAL
 
19 mai, 09:30 – 20:00
Vaulx-en-Velin,
3 Rue Maurice Audin, 69120 Vaulx-en-Velin, France
 
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